Comment en finir avec les crises de colère

Ma fille approche de son 6e anniversaire, et pourtant n’en n’a pas fini avec ses crises d’hystérie, qui arrivent encore régulièrement lorsqu’elle n’obtient pas ce qu’elle veut. Je vois bien que dans ces moments là, elle perd totalement le contrôle de son corps, et elle en est consciente aussi. On s’est mises d’accord toutes les deux pour apprendre à mieux gérer ces moments de frustration. Voilà ce que nous avons commencé à appliquer… avec succès !

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D’abord, garder son sang-froid

Lorsque je lui demande de faire quelque chose et qu’elle se met en colère en refusant d’obéir, j’ai encore trop souvent le réflexe de hausser le ton, me mettre en colère à mon tour, critiquer sa façon de réagir. Peine perdue, puisque c’est toujours le point de départ de la crise.

La première condition nécessaire et évidente pour contrer l’accès de colère d’un enfant, c’est de garder son calme… et c’est sûrement la partie la plus difficile ! Autrement dit, les conseils qui suivent sont à considérer pour nous aussi.

Une méthode magique en passant, pour rester zen quand on sent qu’on va exploser : parler en chantant.

Etape 1 : provoquer le dialogue

Sa colère monte, son cœur s’emballe, notre enfant est en train de se noyer dans ses émotions qui envahissent tout son cerveau. Le défi va être de permettre à la raison, la partie réflexion de son cerveau, de reprendre le dessus.

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On va donc arrêter la dispute, mettre le problème de côté et calmer l’esprit. Voici la recette que j’ai concoctée à partir des conseils trouvés sur les sites dédiés à l’éducation bienveillante :

– Expliquer à son enfant que l’on comprend ce qu’il ressent, sous forme de questions qui lui font dire « oui » : le « oui » a un effet très relaxant sur le corps, alors cherchons à en obtenir un, qu’importe la question. Dès qu’on arrive à en obtenir un, le dialogue est amorcé :

« Tu te sens en colère ? » ; « Tu trouves que c’est injuste ? » ; « Tu voulais encore jouer un peu, c’est ça ? » ; « Ton plat préféré c’est bien les pâtes ? » ; « Tu veux bien qu’on essaye de calmer ton corps ? »

Etape 2 : Se concentrer sur son corps

Une fois que la connexion est rétablie, lui demander de s’asseoir, sur nos genoux ou un fauteuil, de fermer les yeux et se concentrer sur le monde extérieur :

– « Maintenant tu vas me dire tout ce que tu entends, écoute bien tous les bruits autour de toi ». S’il ne veut pas, insister, au besoin faire des petits bruits rigolos avec la bouche pour le dérider ! La colère devrait s’effacer dès les premiers bruits énumérés.

– « Maintenant, toujours les yeux fermés, dis-moi ce que tu sens avec tes pieds… ce que tu sens avec ton dos, avec tes fesses, avec ton front… » citer toutes les parties de son corps qui sont en contact avec nous ou le mobilier.

– Proposer enfin un court jeu de concentration, soit par la voix, soit par le mouvement :

Par exemple, faire ensemble, en citant chacun son tour un chiffre, le décompte de 10 à 0. (Moi : « 10 », elle « 9 », moi « 8 », etc.). Quand on arrive à zéro, attention c’est l’explosion de bonne humeur !

Un exemple pour un jeu de mouvement : lui dire de fermer les yeux et de tapoter deux fois chaque partie du corps que vous allez lui dire. Vous pouvez vous baser sur les points EFT (Emotional Freedom Technique, ou Technique de Libération Émotionnelle), utilisés notamment en acupuncture pour débloquer les énergies et libérer les tensions. Tant qu’à faire…

 

Il existe aussi de nombreux mouvements de « brain gym », courts et amusants, comme tracer les lettres de l’alphabet dans l’air :

Etape 3 : revenir sur la situation

Ha oui c’est vrai, il y avait un problème.

Une fois cette petite récré terminée, nous revoilà face à un petit être empli de calme et de raison. Décrire à nouveau le fait (« la piscine va fermer, il ne reste plus que toi dans l’eau »), donner son propre sentiment (« je suis contente qu’on se soit bien amusées… »), puis dire ce que l’on veut (« viens, allons au vestiaire »). Nous repartons en papotant joyeusement. Ça ,c’est ce qui aurait pu se passer l’autre jour si j’avais fait ces recherches plus tôt…

En prévention

Pour les enfants au naturel stressé, il leur est recommandé de bien se dépenser chaque jour par le sport, et notamment par les arts martiaux qui leur permettront de se canaliser et d’avoir plus d’assurance. En complément, des séances régulières de yoga pour enfants et des exercices de respirations profondes leur permettront une meilleur maîtrise de leur esprit (et du nôtre).

Il est vivement recommandé aux parents de rester fermes dans leurs décisions et de faire front commun, pour ne pas laisser apparaître de faille.

Il existe une multitude d’autres conseils pour guider l’enfant dans la gestion de ses émotions, notamment les exercices de Marie-Claire Penot dans son livre Je gère ! les émotions de mon enfant, aux éditions Solar :

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Bonne chance avec vos petits démons.

Maman Carotte

Sources

http://www.les-supers-parents.com/4-exercices-de-gestion-du-stress-pour-enfants/

http://www.plusquedesmedicaments.ca/local/files/ParentsGuide-fr.pdf

http://apprendreaeduquer.fr/9-methodes-pour-aider-les-enfants-a-se-concentrer-et-a-etre-attentifs/

http://parents-du-21-eme-siecle.fr/pourquoi-le-cerveau-de-votre-enfant-stresse-perd-ses-moyens-3-etapes-pour-en-sortir/

http://www.lepetitbraingymillustre.com/les-activit%C3%A9s-brain-gym/

http://www.lepetitbraingymillustre.com/m%C3%A9thode-eft/

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2 réflexions au sujet de « Comment en finir avec les crises de colère »

  1. En effet, le dialogue est une chose primordiale dans ce genre de situation. Se mettre en colère dans la situation de parents est une attitude tout à fait normale, encore faut-il que l’enfant sache la raison de votre mécontentement.

    Merci pour cet article intéressant

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